• A bicyclette

    Je declare officiellement la guerre a la citroen rouge, aux chauffeurs qui ne se lavent pas de la semaine et a tout ceux qui ne me respectent pas en tant qu'adepte de la bicyclette.


    Assez de faire le gentil, de m'arreter pour laisser passer ces carioles deglinguees. Non au despotisme obscure qui donne a la ZX un pouvoir proche de celui d'un videur de boite "toi tu passes, toi tu passes pas" Si les chinois ne respectent pas les autres, pourquoi je le ferais a leur place?


    Desormais je sors les crocs. Tel un lion pres d'un point d'eau, je durcis mon regard, bande mes muscles, projete ma volonte aux etres vivants environnants guettant l'hesitation qui en fera des proies faciles.


    Mon arme: ma sonnette.


    Ma motivation: j'ai pas change, je suis toujours a la bourre.


    Ma force: Un melange de "je m'en foutisme" et de "si je ne m'arrete pas, auras-tu les couilles de ne pas le faire?" qui peut etre resume par cette phrase: "toi le taxi, qui te crois au dessus des lois, si tu ne veux pas me renverser et risquer la prison, arretes toi ou la volonte divine s'abattra sur toi!"


    Alors je fonce, je les force a ce plier a ma volonte, j'anhile leur mentale par un CHI sans faille et je file, je file telle une fleche dans le vent, tel Virenque sur son velo apres une visite chez son medecin, courbant mon echine pour aerodynamiser mon corps et ne faire qu'un avec ma machine. Et c'est dans ses moments la, que s'ouvre en moi un monde nouveau, ou les sens se decuplent. En moi je sens la puissance, la ville coule dans mes veines, rien ne peut m'arreter...


    Si ce n'est...
    Si ce n'est une souris, qui se baladait de bon matin, se baladait sur les chemins, a bicyclette.


    GAME OVER.


    Le lion est, a son tour, devenue une souris submerge par le rumeur de la ville; qui tente par tous les moyens de respirer entre deux taxis et qui se range a la moindre sonnette de bicyclette.


    Moralite de l'histoire: "Il faut savoir qu'il y a deux manieres de combattre, l'une par les lois, l'autre par la force : la premiere sorte est propre aux hommes, la seconde propre aux betes, mais comme la premiere bien souvent ne suffit pas, il faut recourir :la seconde. Ce pourquoi est necessaire au prince de savoir bien pratiquer la bete et l'homme (...) Puis donc le prince doit savoir bien user de la bete, il en doit choisir le renard et le lion ; car le lion ne peut se defendre des rats, le renard des loups ; Il faut donc etre renard pour connaître les filets, et lion pour faire peur aux loups. Ceux qui simplement veulent faire les lions, ils n'y entendent rien ". -Machiavel -

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